Présentation de l'Assemblée Nationale des Jeunes et des compétences travaillées (Cycle 4) 

Les objectifs du projet

Le projet d’Assemblée Nationale des Jeunes s’adresse aux élèves de 3ème et 2nde des collèges et lycées des Alpes Maritimes. Fruit d’une réflexion engagée à la suite de la visite du député Rudy Salles au Collège International Joseph Vernier (CIJV) en mars 2016, il s’appuie également sur des expériences multiples en matière de simulation d’institutions internationales : trois conférences ONU-Nice entre 2014 et 2016, une conférence COP 21 en 2015, organisées par le CIJV et regroupant jusqu’à 250 élèves issus de 7 établissements publics et privés des Alpes Maritimes et de la principauté de Monaco. La 1ère édition avait réuni 260 élèves les 8 et 9 décembre 2016 venus de 9 collèges et lycées. L’événement a été plus qu’une occasion de diversifier les simulations d’assemblée. Il a permis d’introduire de nouvelles modalités dans l’organisation de ces projets qui ont ensuite été reproduites avec succès dans la 4ème conférence ONU-Nice en 2017. Il a aussi créé un engouement fort chez les élèves, chez les membres de la communauté pédagogique, parmi les élus ayant apporté leur soutien et a reçu le prix spécial de l’Éducation à la citoyenneté 2017 décerné par l’association nationale des membres de l’Ordre national du Mérite. Les objectifs de la 1ère Assemblée Nationale des Jeunes ayant été pleinement atteints, cette 2ème édition apparait comme une suite évidente.

L’objectif du projet est de sensibiliser les élèves au fonctionnement d’une institution de la Ve République. Il constitue une occasion de découvrir les principes de la démocratie et de leur faire saisir l’importance de leur futur rôle de citoyen. Il s’inscrit donc pleinement dans les programmes d’EMC des classes de 3e et de 2nde, notamment dans le thème «le jugement» au cycle 4 : « Les principes d’un État démocratique et leurs traductions dans les régimes politiques démocratiques (ex.: les institutions de la Ve République) », et dans le thème « La personne et l’État de droit » en classe de 2nde: « L’État de droit et les libertés individuelles et collectives (les institutions de l’État de droit, la place de la loi) ».

Enfin, le projet est une formidable expérience humaine, propice au développement de l’esprit critique et de la sociabilité des jeunes. Il permettra de rassembler pendant deux journées des collégiens et lycéens du département qui auront travaillé au cours des semaines précédentes sur un projet de loi en lien avec les thèmes proposés.

Qu’est-ce qu’une simulation de l’Assemblée Nationale ?

Une simulation est un exercice pédagogique organisé sous la forme de jeu de rôle dans lequel on reproduit la structure d’un événement avec ses procédures (par exemple l’organisation des échanges entre les individus, les discours et postures, le protocole, les méthodes de validation des textes négociés, etc.) et de ses acteurs (par exemple les états, les ONG, les entreprises, les journalistes, etc.). Une simulation est une imitation imparfaite de la réalité : il ne s’agit pas de réaliser une reproduction exhaustive d’événements rassemblant parfois des centaines d’acteurs (comme les grandes conférences internationales), mais d’identifier les groupes d’acteurs clés ainsi que les temps forts permettant aux participants de vivre une dynamique très proche de celle de l’événement choisi. Il s’agit ici d’une figuration, aussi fidèle que possible, du fonctionnement de l’Assemblée Nationale : structure, fonctionnement, procédure des différents organismes, oppositions politiques. Dans ce vaste jeu de rôle, les élèves sont placés dans la peau d’un député, représentant élu d’une circonscription, rattaché à un parti politique et à un groupe parlementaire, affilié à une commission parlementaire permanente. En suivant la politique du député choisi par tirage au sort, ils doivent proposer et défendre un projet de loi dans un certain nombre de domaines.

Les principaux objectifs de ce type de projet sont multiples:

  1. Mieux faire connaître le fonctionnement et le rôle de l’Assemblée Nationale ;
  2. Améliorer la connaissance de la société française et des principaux enjeux contemporains ;
  3. Développer les qualités de communication écrite et orale, apprendre à défendre ses positions via la formulation d’arguments ;
  4. Offrir aux jeunes la possibilité d’élargir leur horizon, de se rencontrer et d’échanger leurs idées ;
  5. Comprendre les aspects multiples d’un enjeu débattu ;
  6. Comprendre la complexité des jeux d’acteurs ;
  7. Apprendre à devenir citoyen par la participation à des échanges entre acteurs aux intérêts divergents.

La préparation du projet

Trois étapes principales sont indispensables à la préparation des élèves au projet (à adapter en fonction du niveau) :

  1. Après le choix du député par tirage au sort, chaque élève devra mener des recherches pour découvrir le député représenté, son parti politique et les idées qu’il défend.
  2. Il devra ensuite rédiger un projet de loi en lien avec l’un des deux sujets proposés dans la commission parlementaire à laquelle il est rattaché.
  3. Il faudra enfin s’exercer à présenter le projet de loi à l’oral et à débattre en respectant les règles de l’institution.

La rédaction du projet de loi se fait de la façon suivante :

  1. Un intitulé qui indique la date d’enregistrement, l’objet du texte, la commission permanente devant laquelle le projet de loi est renvoyé et le(s) rapporteur(s)
  2. Un exposé des motifs, réalisé aussi en cas d’amendement, qui précise le contexte du projet (social, économique, international, …) et qui détaille les objectifs du projet.
  3. Le(s) article(s) de loi proposé(s), précédé par la mention du code auquel il est intégré, ainsi que le positionnement de l’article proposé dans le cas d’une modification de loi.

Note : Les projets de loi sont numérotés en fonction de leur tour d’enregistrement par le bureau de l’Assemblée Nationale. Le compteur est initialisé au début de chaque nouvelle législature.

Les règles à respecter dans le débat à l’Assemblée Nationale des Jeunes seront basées sur les règles en vigueur au parlement.